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Maynat de Moulor

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Lors du Conseil communautaire Aure Louron du 13 novembre 2018, un des points de l’ordre du jour concernait l’évolution possible des compétences et des services de la Communauté de communes.
Avant d’envisager ces dernier(e)s, le président de la CCAL, Philippe Carrère a souhaité (re)présenter aux conseiller(e)s, outre des éléments budgétaires, le diagnostic du territoire tel qu’il résulte des études menées au titre du Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi), de la CAF et du schéma des services à la population du Département.

En voici les grandes lignes :

Démographie : une population vieillissante qui diminue

 

Si entre 1982 et 2008, le territoire a connu une variation de population « positive », toujours supérieure à la moyenne départementale, entre 2008 et 2013 on enregistre une inversion de tendance avec une perte de 135 habitants (0.3% de la population).
Par ailleurs, la part des moins de 19 ans a baissé entre 1990 et 2013 (de 21,8% en 1990 à 16,5% en 2013) avec en parallèle une augmentation de la part des personnes de plus de 65 ans (21.7% de la population totale en 2013)
On observe également une diminution du nombre de naissances de 30 % entre 2010 et 2015. Il conviendra donc d’adapter les équipements et services pouvant favoriser le renouvellement de la population.

Activité économique : des revenus résidentiels constitués en grande partie par le tourisme

 

Depuis 2012, le nombre d’entreprises créées annuellement en Aure Louron baisse : 120 entreprises créées en 2010, 60 en 2015 avec cependant une remontée constatée en 2017 (82 entreprises créées).
Les revenus économiques sont en grande partie (près de 90%) constitués de revenus résidentiels dont 3/4 sont des revenus du tourisme été/hiver qu’il faudra convertir en tourisme quatre saisons avec diversification de l’offre. Il conviendra de développer l’économie locale en travaillant sur de nouveaux secteurs et préserver les espaces agricoles pour maintenir l’activité agropastorale.
Revenus sociaux, revenus publics et revenus productifs exporteurs sont, en proportion, bien moindres que ceux perçus au niveau du département.
Le territoire Aure Louron dispose du potentiel de captation de richesse le plus élevé du département avec un taux de couverture en emplois de proximité presque 2 fois supérieur à la moyenne départementale.
De plus, la propension à consommer localement est supérieure à la tendance départementale.
Cependant, on peut noter que des revenus Aure Louron échappent au territoire à cause des déplacements pendulaires (personnes qui travaillent sur le territoire mais qui n’y résident pas).

Logement : une offre insuffisante pour les résidents permanents

 

Le nombre de logements proposés pour la population permanente est insuffisant : les logements permanents et les logements saisonniers sont difficiles à trouver car en concurrence avec les logements touristiques et les résidences secondaires qui sont majoritaires dans les vallées.
Par ailleurs, lorsqu’ils sont sur le marché, les loyers sont élevés et les logements doivent être rénovés car énergivores et leur taille n’est pas adaptée.
Il convient donc de renouveler le parc des logements pour conserver et attirer les habitants permanents tout en conservant l’authenticité architecturale des villages.

Santé/social : un secteur à développer 

 

Dans le domaine de la santé, il faudra anticiper le renouvellement des médecins vieillissants et développer une offre médicale de proximité. Sur le plan social il faudra également créer un réseau de professionnels petite enfance, enfance, jeunesse.
Des structures d’accueil devront être réparties sur le territoire avec des pôles bien équipés afin que le territoire reste attractif.

En matière de mobilité, les transports en commun sont peu développés et non adaptés au rythme des habitants.

 

Enfin, concernant le numérique, l’offre est insuffisamment déployée (internet ou téléphonie mobile).

 

« Une communauté de communes qui souhaite évoluer »

 

Les enjeux précédemment cités sont, avec l’environnement, actés dans les 4 axes du PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) :

  • un territoire pour vivre « à l’année » ;
  • Une économie à développer, diversifier et accompagner ;
  • Développer l’urbain tout en préservant un cadre de vie de qualité ;
  • Un capital nature montagnard à valoriser.

Fort de ces constats et des échéances fixées par la loi, le Conseil communautaire s’est prononcé d’ores et déjà sur le principe de ne pas prendre la compétence « eau et assainissement » au 1er janvier 2020. Le législateur a, en effet, prévu le transfert obligatoire de celle-ci aux communautés de communes sauf si 25% des communes représentant 20% de la population ne le souhaite pas*. Pour ce faire, des délibérations devront être prises par les communes avant le 30 juin 2019.

En ce qui concerne les autres compétences, le Conseil a statué pour leur évolution tout en réalisant un bilan de celles déjà prises en charge par la CCAL. Cela permettrait de donner des perspectives et une dynamique avant la fin de mandat. Les thèmes de la culture, du social, de la santé, de la scolarité et petite enfance, du transport/mobilité, du tourisme ont été évoqués sans pour autant négliger les mutualisations possibles entre communes.

Dans les mois qui viennent, les différentes commissions composant la CCAL mettront à leur ordre du jour ce travail de réflexion, d’analyse et de proposition sur ces nouveaux périmètres d’action possibles tout en veillant à conserver une neutralité fiscale pour les contribuables.

Philippe Villette

*Précisons qu’il ne s’agit que d’une possibilité de report, le transfert de la compétence devant être effectif au 1er janvier 2026. 

Depuis plusieurs années, les pompiers d’Arreau et leur encadrement cherchent un nouvel emplacement sur lequel ériger leur future caserne. L’actuelle est située à l’entrée du village en bordure immédiate de la RD929, route très fréquentée rendant dangereuses les sorties des soldats du feu. Des possibilités existent sur la ZAC de la commune de Cadéac mais la concertation a du mal à aboutir. Revue de détails.

Caserne de pompiers d'Arreau en bordure de la RD 929

Caserne de pompiers d’Arreau en bordure de la RD 929 – Photo © Fabien Pèlegrin

Déjà en 2012, lors de la traditionnelle Sainte-Barbe du centre de secours d’Arreau, le sujet était évoqué. Il ne s’agissait alors que de dévier la route devant la caserne pour l’éloigner.
En effet, pas moins de 6000 véhicules/jour en moyenne annuelle (1) passent sur la RD 929 à cet endroit, rendant les sorties des pompiers très périlleuses car ne disposant pas d’espaces de dégagement suffisants.

Depuis plusieurs années, le projet est donc de délocaliser la caserne car, outre les problèmes de sécurité, celle-ci est trop exigüe tant pour les véhicules de service (2) que pour le personnel.
Rappelons que 26 sapeurs pompiers volontaires (9 femmes et 17 hommes) y prennent actuellement leur fonction dans de mauvaises conditions.
L'équipe du Centre de secours des pompiers d'Arreau en vallée d'Aure - Hautes-Pyrénées

L’équipe du Centre de secours d’Arreau – Photo © Diane Weiszberger https://www.facebook.com/diane.w.photographe/

L’établissement dont le flanc ouest est adossé à la montagne génère de nombreuses infiltrations d’eau. L’humidité ambiante rend, de ce fait, l’établissement insalubre et peu apte à permettre le recrutement de futurs pompiers. Il y a bientôt 2 ans, Michel Pélieu s’exprimait à ce sujet (3).

Un budget a été alloué et des subventions seront accordées pour l’érection du nouveau centre. De ce côté là, aucun problème. Il suffit juste de trouver un endroit approprié. Des solutions ont été recherchées mais il s’avère que, sur Arreau, il n’y a pas de place disponible.

Un terrain optimal entre Aure et Louron

Une emprise de 4000m² est en effet nécessaire pour l’implantation du futur centre afin de permettre le stationnement, la circulation des véhicules et pour disposer d’une capacité d’extension.
Compte tenu de la répartition des interventions en Aure et Louron et du lieu de résidence des agents, la zone idéale se situe le long de la départementale D929, en sortie sud d’Arreau, a proximité du rond point, près du centre de vacances «Chêne et Roc».
Des terrains correspondant aux caractéristiques, appartenant à la commune de Cadéac, ont été identifiés. Ils sont constructibles au titre du document d’urbanisme (carte communale) de ce village.
Le maire, Jean-Louis Anglade, indique cependant que les parcelles en question sont réservées à la création de la ZAC.

Or, il s’avère que la RD929 est classée « Route à Grande Circulation », ce qui implique une servitude d’utilité publique qui fait qu’en dehors des espaces urbanisés, les constructions ne sont pas autorisées dans une bande de 75 mètres de part et d’autre de la chaussée. Cette inconstructibilité ne s’applique cependant pas pour les bâtiments de services publics (comme un centre de secours) ou les infrastructures routières.

La caserne pourrait donc s’établir sur ces parcelles et valoriser ainsi la zone

Le terrain pourrait être racheté, soit par la communauté de communes, soit par les 28 communes du secteur de défense. Ce point avait été abordé lors de la réunion de présentation du projet par le SDIS 65 et la préfecture le mois dernier devant une vingtaine d’élus.

On ne doute pas de la bonne volonté des uns et des autres pour faire aboutir ce projet si important pour la sécurité des valléens, des touristes et des pompiers à leur service.

Pour suivre l’actualité de la caserne, vous pouvez consulter ce groupe ouvert il y a très peu de temps sur Facebook et qui comporte déjà plus de 1500 membres : Une caserne pour nos pompiers d’Arreau.

 

Philippe Villette

 

(1) comptage extrait de l’Open data du Département aux PR 42 (Rebouc) et PR 57 (Guchen) : https://opendata.ha-py.fr/explore/dataset/departementdeshautespyrenees_comptages_routiers/table/?disjunctive.route&disjunctive.annee&sort=route

(2) Le SDIS 65 (Service Départemental d’Incendie et de Secours) élabore, en ce moment, son schéma départemental d’analyse et de couverture des risques (SDACR). De celui-ci découlera le règlement opérationnel du centre de secours d’Arreau qui devra intégrer une densification croissante de l’habitat nécessitant des moyens adaptés pour la protection de la population. 
Le périmètre actuel d’intervention de la caserne couvre, en premier appel, 28 communes et deux stations de ski, un EHPAD, 5 groupes scolaires ou écoles, un collège, un altiport, de nombreuses constructions d’immeubles avec une population qui double en haute saison.

Parmi les moyens en véhicules du centre de secours, pour la plupart récents, on compte :

  • un vlhr (Véhicule Léger Hors Route) : véhicule 4*4 Land Rover Defender court ;
  • un ccfu : camion citerne feux de forêt chassis 4*4 équipé urbain pour tout type de feu équipage à 4 – véhicule dont une partie doit être démontée pour pouvoir le remiser ;
  • un vtul (Véhicule tout usage léger): Renault Kangoo ;
  • un vtuhr (Véhicule Tout Usage Hors-Route) : utilitaire 4*4 ;
  • un vsavhr (Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes): ambulance 4*4 ;
  • une barque rigide 8 place pour risques d’inondation ;
  • un vtp: véhicule transport personnel neuf places.

(3) Michel Pélieu s’exprimait ainsi lors des voeux de la Sainte Barbe à Arreau en janvier 2017 : «Vous êtes mal installés, il faut s’occuper rapidement de cette situation pour trouver un autre espace avec l’accord de l’État, il faut prendre ce dossier à bras-le-corps

Construit sur un terrain instable, le pont d’Ayguesseau qui se trouve à la sortie sud de Saint-Lary Soulan sur la RD 929 doit être prochainement reconstruit. Des travaux conséquents de sécurisation d’une route transfrontalière qui vont s’échelonner de mars 2019 à 2020 et dont vous aurez l’occasion de voir l’avancée.

Panneau d'information visible à la sortie sud de Saint-Lary

Panneau visible à la sortie sud de Saint-Lary Soulan

Ce panneau situé à la sortie de Saint-Lary Soulan et en aval de Cadeilhan-Trachère vous aura peut-être interpellé. Il indique un chantier de sécurisation routière qui sera piloté par le service des routes du département des Hautes-Pyrénées et qui est cofinancé à 65% par l’Europe (SECURUS 2 -FEDER-POCTEFA 2014/2020).
Il a pour objet la construction du nouveau pont d’Ayguesseau (1) sur la RD 929 en aval des deux anciens. Cette nouvelle infrastructure franchissant la neste d’Aure est rendue nécessaire par la nature instable du terrain. Le premier ouvrage construit en 1892, lors de la rectification de la route nationale était désaffecté et l’autre qui datait de 1974 ne remplissait plus toutes les conditions de sécurité, notamment en cas de crues.
Le nouveau pont à structure métallique qui aura 56 mètres de portée et une largeur de 10 mètres sera construit en aval de l’actuel pont et permettra de rejoindre, depuis le sud, la RD 25 qui conduit à Sailhan.

futur pont au sud de Saint-Lary

Le futur pont en aval des deux autres

Les terrains publics et privés sur lesquels se situe l’emprise du nouveau pont (communes de Cadeilhan-Trachère et Saint-Lary Soulan) ont été rachetés par le Département.
Un terrassement va être réalisé sur la rive gauche de la neste et un mur maçonné sera érigé.
Une fois les travaux achevés, la circulation pourra s’effectuer sur le nouveau pont et les deux anciennes infrastructures seront ensuite détruites.

Par ailleurs, il a été vérifié que le second pont (2) qui se situe un peu plus loin sur cette même route, à l’amont du pare-éboulis, répondait bien aux nouvelles normes parasismiques.
Enfin, la mairie de Saint-Lary Soulan a lancé une étude concernant le glissement du Pic du Mont, zone instable s’il en est (3), qui bénéficie également du financement FEDER (Fonds Européen de Développement Régional).

Philippe Villette

(1) On le trouve également orthographié Pont d’Aguesseau, en hommage au comte de Ségur d’Aguesseau, préfet des Hautes-Pyrénées de 1833 à 1835. Des inondations provoquées par les crues de la neste en 1788 et 1834 avaient dévasté Saint-Lary et les villages avoisinants. Afin d’y rémédier, suite à la deuxième inondation, le préfet avait fait percer le rocher de Lète qui obstruait le cours d’eau en permettant ainsi de détourner son lit. La cascade qui a résulté de l’éclatement du rocher a été nommée « cascade de Ségur d’Aguesseau puis, par métonymie, le pont a pris ce nom ultérieurement. Il était également nommé « pont de Lète » et la statue de la vierge à proximité « vierge de Lète » du fait de la proximité géographique de ce toponyme désignant un pré en berge de neste.

(2) Les anciens appelaient ce pont « le pont de fer ».

(3) Sur cette carte de l’état-major (1820-1866) on voit que l’ancienne route cheminait sur le versant droit de la neste et qu’elle a été détournée ensuite pour cheminer sur l’autre rive plus stable.

Voir d’anciennes cartes postales représentant le lieu et son histoire.

 

Vendredi 23 novembre, l’association La Soulane a remporté le prix « Citoyenneté et Territoire » remis par la région Occitanie lors du Forum Régional de l’Économie Sociale et Solidaire (FRESS) organisé à Toulouse.
A ce titre, elle bénéfiera d’un appui communication de la part de Actifs Radio, la radio de l’ESS et de l’innovation sociale.

Bâtiments de l'ancien centre de vacances La Soulane

Bâtiments de l’ancien centre de vacances La Soulane

L’association faisait partie des 5 structures retenues par les organisateurs pour présenter son projet lors du Flash Lab* organisé dans le cadre du FRESS
Pour mémoire, l’association porte, conjointement avec une SCI pour l’acquisition du bien, un projet de réhabilitation de l’ancien centre de vacances « La Soulane » situé à Jézeau et qui appartient actuellement au département des Landes.

L’objectif est de créer un pôle multidimensionnel, ouvert sur le territoire, cherchant à mutualiser et à mettre en synergies des activités économiques, sociales et culturelles, répondant aux critères d’une bonne gestion du bien commun, solidaire et coopérative.

Il comprendrait les infrastructures suivantes :

  • Café/restaurant
  • Salle polyvalente de 95m2, en location: particuliers/associations/entreprises
  • Une auberge, nuitées et semaines
  • Bureaux, « open space » et salles de réunions en location à l’heure, à la semaine, au mois, à l’année
  • Laboratoire de transformation alimentaire
  • Magasin de créateurs/producteurs locaux
  • Box de stockage – professionnels et particuliers
    Ainsi que quatre pôles d’activités composés d’entreprises et associations partenaires :
  • PÔLE NATURE
  • PÔLE CULTURE
  • PÔLE SPORT
  • PÔLE NOUVELLES TECHNOLOGIESL’objectif étant de créer une dynamique d’échanges entre entrepreneurs innovants, artistes, sportifs, acteurs associatifs et publics afin de :
  • Pérenniser les activités des professionnels
  • Renforcer le lien social
  • Inventer demain

Contact : Association La Soulane
soulane.asso@gmail.com
06.21.98.56.71

*Flash lab : laboratoire d’idées grandeur nature où des experts questionnent, échangent, donnent des conseils aux porteurs de projets.

 

Le programme du FRESS


En cliquant sur les gouttes de la carte, vous visualiserez une présentation des reportages proposés

Pendant 10 jours, du 30 juin au 9 juillet 2017, le comité des fêtes et la mairie de
Bourisp, charmant petit village situé en vallée d’Aure dans les Hautes-Pyrénées à
proximité de Saint-Lary Soulan, proposent aux habitants des vallées et aux touristes
une animation originale : un voyage à travers de nombreux reportages photos réalisés
par des professionnels ou amateurs et qui seront exposés en plein air dans les rues et
cours de la commune.
Les visiteurs pourront ainsi admirer la beauté des clichés, s’instruire en consultant le
descriptif des différents reportages mais aussi (re)découvrir le magnifique bâti de la
commune.
Comme les précédentes, cette troisième édition des Journées du Reportage n’a pas de
thème défini et les sujets traités sont très variés : étranger, social, culturel,
environnement, guerre, amour … Choisis par un comité de sélection, ils correspondent
tous à la notion de reportage, c’est à dire qu’ils racontent une histoire avec une unité
de lieu ou de temps.
Les auteurs sont des photoreporters professionnels ou amateurs qui, pour la plupart,
résident dans le sud de la France. Certains bénéficient d’une notoriété établie et ont
collaboré avec de nombreux médias nationaux ou internationaux. Ils seront présents
du vendredi au dimanche afin de travailler avec les écoliers et d’échanger avec le
public. Certains interviendront également le vendredi soir et le samedi soir lors de
« conférences-débats » sur le travail de photoreporter.
Les Journées du Reportage bénéficient d’un partenariat avec le festival de
photoreportage charentais «Barrobjectif» (http://barrobjectif.com) reconnu au niveau
national.
Six des travaux exposés cette année sont issus de cette collaboration.
Nos amis et voisins espagnols du Sobrarbe participent également à ces Journées du
Reportage par le prêt de 20 photos issues du concours Lucien Briet organisé par le
secteur culturel de la comarca et qui s’est déroulé en 2016 sur le thème des «Couleurs
du Sobrarbe ».
Le premier week-end sera également ponctué d’animations : visites guidées de la
magnifique église Notre-Dame de Sescas et concert de la chorale « Qu’em ço qui
em ».
Les enfants des écoles des environs (Aragnouet et Vielle-aure) verront les
photoreportages le vendredi. Ils seront invités à renseigner des fiches sur les oeuvres
afin de les inciter à observer les photos et demander au besoin des explications aux
photographes. Chaque fiche renseignée sera récompensée par un diplôme.
L’après-midi, après avoir vu l’exposition, ils créeront des haïkus d’après leur ressenti.
Les poèmes seront affichés à côté des photos qui auront inspiré les enfants.
L’exposition est gratuite. Cependant, afin de financer les éditions ultérieures de
l’événement, les organisateurs proposeront à la vente des cartes issues des photos de
celle-ci. Un tronc sera également mis à disposition.
Les visiteurs pourront également boire un verre et se restaurer sur place.

Si vous passez en ski de randonnée à proximité du barrage de Cap-de-Long, ne vous étonnez pas de le voir bien vide. Cet état n’est pas lié à la sécheresse mais à un examen technique complet (ETC) que va subir cette remarquable infrastructure de 63 ans d’âge, un des plus grands barrages des Pyrénées.

barrage de cap de long vide dans les Pyrénées

Niveau d’eau au barrage de Cap-de-Long après 5 mois d’abaissement – Photo © EDF

Cette opération qui n’intervient que tous les 10 ans a pour but  d’inspecter les parties immergées de cet ouvrage qui retient 67 millions de m3 d’eau servant à alimenter, avec d’autres retenues, la centrale hydroélectrique de Pragnères.

Pour ce faire, le lac déjà à un niveau bas en cette époque de l’année, sera vidangé à 90%.
Cette opération, préparée depuis deux ans par EDF en lien avec les services de l’État et de nombreux partenaires*, mobilise plus d’une centaine de personnes des services d’ingénierie et d’exploitation d’EDF ainsi que de nombreuses entreprises.

Des conditions d’intervention difficiles

Timothée Ricordeau, chef du groupement d’usines de Luz-Pragnères indique : « C’est un projet d’ampleur : six chantiers indépendants vont être menés dans des conditions très particulières d’hiver et d’altitude et avec un dispositif de secours sur mesure préparé avec le Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne, le Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieu Périlleux et la CRS 29.

Une base vie a été installée sur le site avec présence d’un cuisinier, d’un infirmier, d’une équipe de déneigement et des guides de haute montagne.Outre l’examen du barrage, EDF profite de la vidange de la retenue pour moderniser ses installations en réalisant différents remplacements d’ouvrages et maintenance (2 groupes de production seront notamment rénovés).

Un timing bien orchestré

En février, l’arrêt des machines et l’ouverture des vannes de fond permettront de passer en régime de vidange.

Cette phase sera suivie, en mars, par un contrôle visuel détaillé du parement amont du barrage par le balayage automatique d’un drone programmé. Ce sera la première fois dans les Pyrénées qu’une telle opération sera effectuée.

L’inspection règlementaire des parties habituellement immergées du barrage interviendra, quant à elle, en avril 2017.
Ensuite, en mai 2017, les vannes de fond seront fermées, le remplissage naturel de la retenue s’effectuera par son bassin-versant et grâce aux pompages de l’eau de la vallée des Gaves.
Cela permettra de réalimenter la centrale de Pragnères, une des plus importantes usines pour la production hydroélectrique de la chaîne des Pyrénées.

Philippe Villette

* Les partenaires : les services de l’État, la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL), la Fédération de pêche et l’Association de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique, les mairies et le Parc national des Pyrénées, pour la préservation des gypaètes barbus, de l’aigle royal et du lagopède. »

colloque à Luchon sur le développement des refuges pyrénéens

 

Les 1er et 2 décembre s’est tenu à Bagnères-de-Luchon (31) un colloque international sur les refuges pyrénéens. Organisé par la FFCAM (Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne) dans sa composante Occitanie avec le soutien de la ville de Luchon, financé par l’Europe et l’État (FNADT), il a réuni près de 250 personnes de tous horizons (gardiens de refuge, bien sûr mais aussi responsables de clubs de montagne, présidents de fédérations françaises, espagnoles et andorranes, accompagnateurs en montagne, guides, institutionnels, élus, agents du tourisme …). De l’avis des organisateurs, c’était la première fois qu’on assistait à une telle représentativité dans un colloque de ce genre.
Preuve que le sujet est d’importance et mobilise les acteurs de la montagne.
Voici quelques éléments retenus de cette manifestation en ce qui concerne les défis que doivent relever les refuges, sachant que le colloque devrait déboucher sur un plan de Développement présenté dans les années à venir.

 

CARACTÉRISATION DES REFUGES

75 refuges sont dénombrés sur le massif qui correspondent à la notion juridique française de refuge (caractère isolé) avec des propriétaires et gestionnaires de status divers et variés et de trois nationalités différentes ce qui ne simplifie pas les choses pour le recueil et l’harmonisation des données. Celles qui ont été présentées ne sont pas reprises ici car relativement parcellaires. Elles demanderaient un travail d’homogénéisation et de consolidation à l’échelle du massif (voir la conclusion sur la mise en place d’un observatoire). Nous nous attacherons plutôt à caractériser les refuges sur le plan qualitatif.
Le refuge est un lieu consensuel, la plupart du temps, accepté de tous. Il bénéficie du soutien des politiques publiques, notamment du POCTEFA (programme opérationnel de coopération territoriale Espagne – France – Andorre) dans son volet transfrontalier.
S’ils sont consensuels, les refuges ne sont pas pour autant uniformes. Chaque structure est différente et chaque gardien est particulier et très attaché à sa singularité.
Le refuge n’est pas qu’un hébergement, c’est une porte d’entrée vers la connaissance de l’environnement mais aussi un lieu sécurisé dans un univers de haute montagne qui peut s’avérer hostile.
Le refuge est également un lieu et convivial où se rencontrent des gens provenant d’univers différents (des étudiants, des sportifs, des retraités …) mais qui partagent des valeurs identiques (goût esthétique, de l’effort, découverte flore, faune, recherche de calme…) En ce sens, c’est un vecteur de citoyenneté.
C’est aussi un lieu relativement onéreux. Ce sont surtout les CSP+ qui le fréquentent (incidence des coûts et des niveaux d’étude). En conséquence, si l’on veut plus de mixité sociale, il faut démocratiser l’accès aux refuges : prévoir des tarifs pour les familles, pour les étudiants. Étudier la complémentarité avec l’hébergement en bas de vallée (éviter de faire payer deux fois des nuitées). Harmoniser les tarifs.
Il faut augmenter sa fréquentation,  soumise à forte saisonnalité, dans les périodes de moindre affluence (début et fin de saison) sans créer pour autant une saturation.
L’ouverture toute l’année que pratiquent les espagnols, si elle pourrait être souhaitable n’est pas réalisable pour tous les refuges (conditions d’accès parfois dangereuses l’hiver, éléments de confort manquants (chauffage, lieux pour le matériel …), disponibilité des gardiens …). De plus, cela supposerait l’emploi d’équipes tournantes comme le font nos amis espagnols.
La clientèle de randonneurs qui fréquente les refuges est vieillissante et donc moins apte sur le plan physique à affronter les pentes. On rencontre donc un problème de renouvellement de ce type de clientèle. Elle est remplacée par un public plus jeune et plus sportif au caractère, peut-être, moins contemplatif et plus individualiste.

AMÉLIORER LES ÉQUIPEMENT DES REFUGES

Chaque refuge est particulier, son équipement dépend de sa situation (altitude, exposition …), de sa clientèle potentielle, des activités qui y sont ou pourraient être exercées … Il est important de bien aménager les espaces de vie des gardiens qui pourront ainsi délivrer une meilleure qualité de services. Il convient également d’améliorer le confort que les utilisateurs pourront y trouver (30 % des refuges n’ont pas de douches, le pb de la promiscuité dans le dortoir est souvent un élément rédhibitoire) sans pour autant banaliser le produit. Lorsqu’il repart du refuge, le randonneur doit être reposé, restauré, réchauffé, informé.
Tout projet d’aménagement doit intégrer le plus en amont possible les parties prenantes (architecte, gardiens, propriétaires,usagers, pouvoirs publics, partenaires financiers …)
Il est également souhaitable d’intégrer les progrès technologiques notamment dans les supports permettant la préparation du voyage (site internet, résa en ligne, paiement par carte bancaire), pour les tâches techniques mais également pour la vie dans le refuge et l’animation (géocaching).
Lors d’une construction ou d’un réaménagement d’un refuge, il faut prévoir également des équipements et des espaces permettant l’exercice d’animations.

LA MISE EN RÉSEAUX ET LA VALORISATION DU TERRITOIRE

Le refuge est un lieu isolé mais relié au territoire. Il doit être intégré dans la politique de Massif.
La mise en réseau peut être provoquée par la demande, par exemple à travers l’itinérance : Il s’agit d’organiser des circuits qui relient les refuges (voir notamment EntrePyr, Carros de Foc, Royaune de l’Aneto et Tour du Néouvielle – en projets).  Ceux-ci doivent être valorisés et rendus visibles sur Internet car une grande partie de la logistique s’y déploiera. Peut être faut-il les mettre également en relation avec les itinéraires régionaux et imaginer leurs complémentarités respectives. Le côté transfrontalier doit être encouragé car créateur de richesse d’échange et de socialisation.
Il faut faire en sorte que le refuge soit un élément de la destination Pyrénées et que sa prestation figure dans les programmes des opérateurs (OT, hébergeurs …) lors de la « mise en tourisme ».
Il convient de mettre en réseau les refuges eux-mêmes, permettre que les gardiens se rencontrent y compris en dehors des syndicats professionnels. Le refuge peut être également une vitrine du territoire où sont présentés les produits locaux (soit en vente, soit intégrés dans les préparations culinaires avec explication du gardien).On pourrait également imaginer des circuits d’approvisionnements associant refuges, hébergeurs de la vallée et producteurs locaux.

LES ANIMATIONS

Le métier de gardien est un métier hors du commun dont le contenu évolue très rapidement. Il doit donc s’adapter aux nouvelles pratiques.  A cet effet, il doit organiser l’espace autour des refuges : itinéraires à indiquer vers les sommets (le refuge n’est pas toujours une fin en soi), revaloriser la place de la haute montagne, indiquer les différents points d’intérêts et proposer des zones de trail autour des refuges ….
Les gens qui viennent en refuge sont à la recherche d’émerveillement, ils veulent vivre une expérience en famille. Le lieu, en pleine nature et isolé, s’y prête admirablement.
Toute une pédagogie autour de l’environnement peut être organisée notamment en faisant du refuge un poste avancé d’observation du changement climatique (la montagne y est plus sensible que d’autres territoires).
Le refuge doit être l’endroit où l’on puisse ouvrir ses sens, c’est l’antithèse de la ville.
Soumis à de rudes conditions, il peut constituer un laboratoire sur des pratiques de développement durable sur lesquelles communiquer (énergies renouvelables, isolation, matériaux naturels, économie de la ressource en eau, assainissement, économie d’énergie, traitement des déchets, approvisionnement …).

colloque refuges pyreneens Luchon

L’ACCUEIL

Avant même d’être accueilli sur site, le « prospect » doit savoir à quoi s’attendre AVANT de monter. Il en acceptera d’autant mieux un confort parfois rudimentaire, lié aux contraintes du site. La promesse doit être cohérente avec le positionnement. L’offre doit donc être claire et visible sur les différents supports de communication et délivrée correctement par les agents touristiques.
Le refuge  est une zone d’accueil pour des populations bien différentes : les sportifs : escalade, trail …, les randonneurs en groupe ou individuels, les familles …des publics différents avec des demandes différentes y compris sur le plan alimentaire. Le gardien, hyper sollicité, doit savoir s’y adapter sans pour autant céder au diktat de la demande.
Le refuge pourrait être également un lieu d’accueil pour les populations en difficulté s’il y avait une réelle volonté politique pour ce faire.
Le gardien doit être accueillant, à l’écoute alors que sa disponibilité est limitée en période de forte affluence.
Il conviendrait de sortir de la logique « un refuge, un gardien » pour déléguer des animations à des prestataires externes (AMM, guides, … ) qui pourraient venir avec leurs clients (package avec hébergement en bas et en haut de vallée). Animations également à prévoir, si possible, avec des acteurs du milieu naturel (ONF, Parc, berger, ONCFS, associations de nature, des conteurs, des grimpeurs, des artistes, photographes …).
Le refuge est, en effet, le lieu où se cristallisent les histoires et expériences de la montagne.

Le gardien de refuge est également gardien de l’environnement pour repérer les mauvaises pratiques pour les corriger par la pédagogie, canaliser les publics …

LA CUISINE INTERNE

Il faut clarifier les rapports entre propriétaires et gardiens et faire en sorte qu’ils soient basés sur la confiance et non sur la suspicion ou la méfiance.
Des objectifs communs doivent être élaborés entre les contractants de façon à ce qu’ils travaillent mieux ensemble. Même si des contrats régissent les rapports entre propriétaires et gardiens, ces derniers doivent bénéficier d’autonomie dans leur action et pour promouvoir leur prestation.

Les propriétaires doivent accepter que le refuge puisse ne pas être rentable comme c’est le cas de bien d’autres activités d’ailleurs. Sachant qu’une dépense occasionnée en refuge contribue à faire fonctionner l’économie circulaire d’une vallée. Les décideurs doivent avoir une vision à long terme de son utilité et de ses fonctions.
Même si elle est déjà en place et a permis de renforcer les compétences des gardiens, la formation doit être encouragée et doit intégrer de nouveaux modules en lien avec l’évolution de l’activité.

Créer un observatoire des refuges pour obtenir des données standardisées et exhaustives de leur activité en toute transparence serait une bonne chose.

Philippe Villette 06/12/2016

Vous pouvez écouter les sons enregistrés par RADIO TER lors de ce colloque, en cliquant sur l’image ci-dessous

colloque sur les refuges à luchon

 

 

Voir aussi cet entretien de France 3 Midi-Pyrénées : « Quels enjeux pour les refuges des Pyrénées ?« 

Petite marche nordique en bois de Soula au dessus du Val de Grailhen. De belles échappées vers les cimes de la vallée d’Aure, enneigées. Une atmosphère particulière en forêt avec une saison qui hésite à passer le relais et une blanche, dans tous ses états …

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balade Grailhen vallée d'Aure Pyrénées

Un bien beau dimanche accompagné par la blanche …

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neige en vallée d'Aure Pyrénées

Clocher de l’église Saint-Marcel de Guchan *

Une église qui subirait quelques infiltrations …

Voici une vue du fond d’Aure, prise ce soir et qui est adaptée à l’air du temps …

coucher de soleil en vallée d'Aure Pyrénées

Coucher de soleil sur le Garlitz

Harmonie du soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!

Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige…
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir! »

Charles Baudelaire in Les Fleurs du Mal

D’un village au fond de ma vallée, hommage pour la ville où je suis né et qui est aujourd’hui bien endeuillée …
Pour qu’elle ne perde pas la lumière, quelques vues apaisantes prises hier après-midi de Grailhen, en vallée d’Aure, qui a lui-même vécu un drame, il y a bien des années.
Difficile d’imaginer, dans ce calme et cette douceur, les horreurs qui se sont, dans la ville lumière, déroulées …
Parce que la vie, la liberté, la beauté seront toujours plus fortes que la mort ….
Pensées émues pour les victimes et leur famille.

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Grailhen en vallée d'Aure

Eté indien de la Saint-Martin, patron de Grailhen

 

En accompagnement musical, vous pouvez écouter cette lumineuse chanson de Gérard Manset :

« Mais quand même, On se souvient, On se rappelle De quelque chose Qu’on pose près du lit, D’une lumière Qui brillait la nuit. »
Gérard Manset
 

Belle lumière, ce matin, pour saluer la venue de la neige sur Soum de Matte (Saint-Lary)

Belle lumière sur Soum de Matte Saint-Lary

Il y a longtemps que je souhaitais parcourir ce lieu que je contemple souvent depuis ma fenêtre et que j’ai souvent pris en photo. Il s’agit du lieu-dit Sarradets, sous le pic de Lio, dans le massif de l’Arbizon; étendue herbeuse sous les rochers d’où partent l’hiver de nombreuses avalanches. A partir d’Estiouère, mieux vaut suivre la piste puis les sentes afin d’éviter d’éventuelles glissades sur le gispet.
De là-haut, une vue splendide se révèle sur la vallée d’Aure et ses teintes automnales qui n’ont pas encore abdiqué …

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sous l'Arbizon vallée d'Aure - Pyrénées

 

Quelques vues automnales glanées en haute vallée d’Aure, Rioumajou et Couplan. Beautés éphémères, aux arbres encore accrochées, qui seront bientôt terrassées par les prédateurs naturels que sont le vent et le gel.
Alors profitons de l’instant présent pour se gorger de ces teintes qui parent la vallée de la beauté du diable ….

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automne en vallée d'Aure Pyrénées

Bon Plan automnal

Chaque année c’est la même chose : l’arrivée d’une saison donne l’occasion d’éditer un billet qu’on pourrait qualifier de marronnier dans la mesure où il se répète. Mais, pour celui qui sait observer, chaque saison est différente. Cet automne, en vallée d’Aure, les merisiers sont particulièrement en vedette, instillant des touches écarlates ci-et-là …
Je ne sais si c’est lié à la sécheresse qu’on a connue cet été mais, cette année, ils sont beaucoup plus précoces et d’un rouge éclatant qu’on a rarement vu ; un ravissement.
Sinon, à la Hourquette d’Ancizan, on pouvait aussi goûter de bon petits bruns au petit-déjeuner de ce matin …

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Grailhen dans les Hautes-Pyrénées en automne

Pleins feux sur Grailhen

Les premières teintes automnales et les premiers frimas annoncent le retour en basse vallée des estivantes haut-perchées …

Comme chaque année, à la même époque, c’est la fin du séjour en estives pour les 9 Blondes d’Aquitaine d’Élie Justal, éleveur à Guchan (65). Avec Lionel et l’aide de Delphine, la vachère de la Gela, nous sommes allé chercher le troupeau, dans ses quartiers d’été, au plus haut de la vallée. C’est, en effet, sous le pic de la Gela, au lieu-dit Casterets, à environ 2200 m d’altitude que les protégées d’Élie résident pendant 3 mois.

Des blondes, certes, mais des montagnardes …

Nous sommes là sur le territoire indivis des communes de Guchan et de Bazus-Aure, dans la zone coeur du Parc national des Pyrénées, lieu qui est également déclaré « Patrimoine mondial de l’Unesco « Pyrénées Mont Perdu« , ce que peu de valléens savent ….

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transhumance en  pyrénées vallée de la Gela

Delphine et Lionel conduisent le troupeau vers la fontaine de Chermentas

Cette année, pas de problème de brouillard pour localiser les estivantes. Juste un bon dénivelé pour les atteindre (900 m D+ et 1400 m D-) et pour resdescendre, avec elles, jusqu’à la neste de la Gela, près de la cabane éponyme. Neste qu’elles franchiront sans encombres. Ensuite, nous emprunterons la piste présentant quelques difficultés pour des animaux de 600 à 800 kg (Coaou deth bosquet, Labasse), croisant au passage pas mal de randonneurs ravis de la rencontre. Avec le renfort du jeune éclaireur-cycliste Lilian et de Cécile, nous avaleront, ensuite, une vingtaine de kilomètres d’enrobé sur la départementale où la cohabitation avec les véhicules s’est bien passée.
Pressées de descendre, nos amies à cornes ne feront, cette fois-ci, presque pas de pause au Moudang et à la déchetterie de Saint-Lary.

Elles auront gagné la terre promise, un pré de Bourisp, avec, comme récompense, une bonne ration de sel, de l’eau et de l’herbe grasse pour reposer leurs sabots bien fatigués.
Les occasionnels « accompagnateurs en estives » que nous sommes penseront également à soigner leurs ampoules et articulations délicates et à se sustenter lors d’un repas roboratif offert le soir par l’éleveur.
Ainsi se déroule, depuis des temps immémoriaux, ce rituel pastoral toujours justifié sur le plan économique, environnemental et culturel.

 

Billet en hommage à Jean-Claude Mathieu qui vient de nous quitter.  Jean-Claude était le trésorier de l’association « Sauvons la Gela (ADPSG). Il s’était battu, avec d’autres, pour sauvegarder l’intégrité de cette vallée.
Toutes nos condoléances à Monique, son épouse et à ses enfants.

Par une journée de belle luminosité, balade agréable de fin d’été sur les rives de lacs des Pyrénées. Du col de Portet au laquets de Port-Bielh en passant par la piste « joëlée », les lacs de Bastan, le lac de Bastanet …

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Vue sur les Pyrénées depuis les laquets de Port-Bielh

Vue depuis les laquets de Port-Bielh

Chaque année, on ne peut s’empêcher d’être émerveillé par la divine livrée …

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neige sur le pic de garlitz en vallée d'Aure dans les Pyrénées

Lever de soleil sur le pic de Garlitz

Dans le jargon journalistique, un marronnier est un papier consacré à un événement qui se répète, se répète …

Orage et averses de grêle, hier après-midi sur Ainsa (Sobrarbe) pour les fêtes de la Sainte Croix.

Une ciel tourmenté qui a bien inquiété les Trois Soeurs …

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orage sur Ainsa Sobrarbe Aragon

Un ciel d’enfer, hier soir sur Ainsa

A l’initiative d’Eric Courgeon, l’ancien gardien du refuge de Barroude, en ce jeudi 3 septembre 2015, 4 accompagnateurs en montagne ainsi que votre serviteur se sont donnés rendez-vous au départ de la vallée de la Gela. Objectif du jour pour Eric, Bruno, Rémy, Laurent et les deux Philippe : atteindre les ruines du refuge de Barroude détruit en octobre 2014 pour ensuite rassembler ses débris éparpillés alentour par l’action du vent et des randonneurs, afin de sécuriser le site.

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Eric devant l’amas de tôles du refuge

La finalité de l’action est guidée par un soucis de sécurité : éviter que d’éventuels promeneurs puisse être blessés par des tôles emportées par des bourrasques. De plus, pour ceux qui ne connaitraient pas le coin, rappelons que ce magnifique site dont nous n’avons qu’entraperçu le cadre du fait du mauvais temps régnant sur les lieux, est situé dans la zone coeur du Parc national des Pyrénées et du Patrimoine mondial de l’UNESCO (Pyrénées Mont Perdu).
Il est donc navrant de voir des amas de tôles rouillées jonchant un tel lieu.

Lors d’une première halte au pluviomètre (signe prémonitoire ?) parmi oseilles sauvages, sarrous et blondes d’Aquitaine, nous sommes observés par une harde d’isards qui se demandent bien ce que peuvent faire des randonneurs en montagne par un temps pareil …
Nous remontons ensuite la cascade, avec, au dessus de nous, les Pichous dans la brume et atteignons les restes du refuge à l’heure du casse-croûte.
Après une rapide collation dans la brume et le vent, nous nous attelons à la tâche alors que les premières gouttes de pluie commencent à tomber. Elles seront accompagnées par de la grêle et de l’orage. Super lorsqu’on manie de la ferraille; mais Barroude mérite bien qu’on se mouille pour lui, n’est-ce pas ?

La principale difficulté de l’exercice était de rendre homogènes les tôles provenant de la toiture en les pliant afin de pouvoir les transporter vers l’enceinte du refuge. Nous n’étions pas trop de 6 pour les véhiculer.

« J’avais vu des photos des débris éparpillés de la toiture mais je ne me rendais pas compte qu’il y en avait autant. »

Certains, trop lourds, n’ont pas pu être acheminés jusqu’au refuge et ont été stockés plus bas. De même, le portique supportant les panneaux solaires, n’a pu être déplacé.
Quelle émotion de revoir ce bâtiment où nous avons passé quelques nuit, dans cet état. J’imagine les pensées d’Eric et Rozenn qui eux, y ont séjouné pendant 9 étés …
Après avoir replacés les bouteilles de gaz dans leur remise, nous sommes redescendus transis et trempés dans la vallée mais heureux d’avoir fait oeuvre utile et d’avoir passé un bon moment de convivialité même si les conditions étaient difficiles. Le chocolat chaud offert par Eric au Relais du Néouvielle aura fait du bien …
Le site va encore être fréquenté prochainement puisque des entreprises susceptibles d’intervenir pour le nettoyer doivent le visiter le 10 ou le 11 septembre et le Trail de Piau y passe le 12 septembre.

Souhaitons, de tout coeur, que ce refuge que les montagnards et randonneurs affectionnent tant, soit reconstruit un jour …

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