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Ce documentaire, tourné dans les Hautes-Pyrénées, donne une bonne idée des problématiques de l’agriculture de montagne et de l’impact du pastoralisme sur l’aménagement du territoire. Il met en scène un haut-pyrénéen du Val d’Azun, Jean-Michel Miqueu, qui nous invite au cœur de son métier d’éleveur.

Tour à tour sont évoqués, la difficulté du travail liée au relief et au parcellaire divisé, les coûts de fonctionnement (alimentation du bétail, carburant), la pression foncière et la raréfaction des terres agricoles (d’où la course à la surface qui explique le titre du film), l’individualisation du travail, la nécessaire complémentarité entre tourisme et pastoralisme (ouverture des estives, entretien des sentiers …), la biodiversité qui doit prendre en compte la présence de l’homme, la précarité des baux, les prix de vente et la qualité de la viande, la spécificité des pratiques agricoles …

Ce film « témoignage » a été réalisé par Thomas Ermel du Ministère de l’Agriculture. La première projection a eu lieu lors d’un séminaire à Bagnères-de-Luchon (31) en juin 2011. Il est une des composantes de l’étude « Pastoralisme, agriculture et territoires de montagne, vers une stratégie pyrénéenne partagée pour l’après-2013 » menée par l’Association des Chambres d’Agriculture des Pyrénées (ACAP) avec le soutien de l’état .

Pour en savoir plus, visitez l’Observatoire agro-pastoral des Pyrénées

Maynat de Moulor

2 Réponses to “« Je préfère avoir des amis que des hectares »”

  1. Michèle dit :

    Un très beau reportage sans agressivité et qui fait bien entrevoir les difficultés du moment…
    Toujours un pincement quand le choix de la bête est fait et qu’on la voit faire ses derniers pas…
    Mais quelle serait la raison d’être des éleveurs et des bergers.
    A l’approche de l’hiver une daube mijotée au coin du feu… c’est quand même bien sympathique et convivial…

  2. Marc dit :

    Pouvant être considéré comme propriétaire (2 petites parcelles), je constate effectivement le pb pour un éleveur de ne pas avoir de parcelles jointes.
    Par contre, je peste souvent contre le manque d’entretien du terrain par certains d’entre-eux alors que le prix du fermage est tout à fait symbolique.
    Sur un terrain non constructible, ce que veut avant tout le propriétaire, c’est de ne pas le voir se transformer en champs de ronces. Lorsque le terrain se referme, cela pâtît également à l’éleveur par la diminution des terres de pâture.

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